Six choix sains qui pourraient réduire le risque de cancer du sein

En collaboration avec Susan G. Komen®, voici un aperçu des changements au style de vie appuyés par la recherche qui pourraient faire pencher la balance.

Octobre est le mois de la sensibilisation au cancer du sein à l’échelle nationale, c’est donc l’occasion idéale de faire le point sur ce que nous savons et ne savons pas encore sur cette maladie. En 2020, les chercheurs s’efforcent encore de comprendre les causes à l’origine du cancer du sein chez une personne à une période donnée. Par exemple, nous avons appris au cours des dernières années que seulement 5 à 10 % des cas de cancer du sein aux États-Unis sont liés à une mutation génétique héréditaire. La plupart des cas de cancer du sein sont associés à une combinaison d’autres facteurs.

Certains facteurs connus qui ont une incidence sur le risque de cancer du sein, comme le vieillissement, échappent à notre contrôle. De nombreux autres facteurs peuvent toutefois être contrôlés en apportant de simples changements au style de vie. Mais, avant de nous lancer, voici un point important : même si la majeure partie de la recherche sur le cancer du sein vise les femmes, les hommes peuvent aussi développer un cancer du sein ou de la poitrine. Par ailleurs, tout le monde peut profiter d’un mode de vie plus sain. Poursuivez votre lecture pour observer de plus près la recherche et les mesures à prendre qui pourraient favoriser votre bien-être.

Des habitudes de vie susceptibles de réduire le risque de cancer du sein

Atteindre et maintenir un poids plus sain

À la recherche d’un « pourquoi » pour donner du pep à votre cheminement de perte de poids? Maintenir un poids plus sain peut réduire le risque de cancer du sein. De plus, les recherches suggèrent qu’il n’est jamais trop tard pour faire de cet objectif une réalité. Une analyse de 2019 portant sur plus de 180 000 femmes de plus de 50 ans a révélé que celles qui ont perdu du poids et l’ont maintenu, même une perte de poids modeste – aussi peu que 2,3 kg –, étaient sensiblement moins susceptibles de développer un cancer du sein au cours de la période d’étude de 10 ans que celles qui sont restées à un poids plus élevé. Ces conclusions rejoignent celles d’études précédentes montrant que la prise de poids à l’âge adulte, particulièrement après la ménopause, augmente le risque de cancer du sein postménopausique.

Pratiquer une activité physique régulière

Les femmes qui pratiquent régulièrement une activité physique ont 10 à 20 % moins de risque de développer un cancer du sein que les femmes qui n’en font pas, selon les recherches. Si courir des marathons est une idée qui vous déplaît, ne vous en faites pas : une étude menée sur 20 ans auprès de plus de 95 000 femmes a permis de constater que seulement 30 minutes de marche rapide par jour étaient associées à une incidence plus faible de cancer du sein, même chez les sujets dont le mode de vie était sédentaire avant la ménopause. Si vous commencez dans le monde de l’entraînement, quelques étapes simples peuvent vous aider à commencer un plan de mise en forme et à vous y tenir.

Limiter la consommation d’alcool

Il y a de bonnes raisons de surveiller de près le nombre de cocktails que vous ingurgitez : beaucoup d’études ont montré que la consommation régulière d’alcool augmente le risque de développer un cancer du sein. Dans une grande analyse, les femmes qui consommaient en moyenne deux ou trois boissons alcoolisées par jour avaient une probabilité 20 % plus élevée d’être atteintes d’un cancer du sein que les femmes qui ne buvaient pas. Les effets néfastes potentiels liés à la consommation d’alcool sont l’une des raisons pour lesquelles les directives de l’U.S. Dietary Guidelines for Americans 2015-2020 recommandent des limites inférieures pour les adultes, soit un verre ou moins par jour pour les femmes et deux verres par jour maximum pour les hommes. Voici quelques conseils à prendre en compte pour vous aider à revoir votre consommation à la baisse.

Se tenir loin de la cigarette

Même si les résultats concernant le tabagisme sont mitigés, certaines données suggèrent que les ex-fumeurs et les fumeurs courent un risque légèrement plus élevé de développer un cancer du sein que les non-fumeurs. Toutefois, même chez les fumeurs, ce risque ne semble pas s’appliquer à tous. Dans une grande étude, les personnes qui fumaient peu de cigarettes ou fumaient pendant quelques années seulement couraient moins le risque de développer un cancer du sein que les gros fumeurs qui fumaient la cigarette depuis de nombreuses années. Étant donné que le tabagisme détériore presque tous les organes du corps et qu’il est la cause bien établie de nombreux autres cancers, écraser pour de bon apporte des bienfaits pour la santé à tout âge, note le National Cancer Institute.

Savourer une foule de fruits et de légumes

Des études indiquent que le fait d’avoir une alimentation riche en fruits et légumes entiers peut diminuer modérément le risque de développer certains cancers du sein. Par exemple, une analyse réalisée en 2012 a permis d’établir que les femmes ayant un taux élevé de caroténoïdes dans le sang, c’est-à-dire les pigments rouge orangé naturellement présents dans les melons, les carottes, les patates douces et les courges, couraient moins le risque de contracter la maladie que celles dont ce taux était faible. Selon les directives actuelles de l’U.S. Dietary Guidelines for Americans, des habitudes alimentaires saines comprennent une variété de fruits entiers ainsi que de légumes de tous les sous-groupes : vert foncé, rouge et orange, légumineuses et féculents. Dans ces directives, on conseille de viser au moins 625 ml de légumes et 500 ml de fruits par jour.

Limiter la consommation de gras saturés et d’acides gras trans

Petite clarification : la plupart des études n’ont établi aucun lien entre une alimentation généralement élevée en gras et un risque accru de cancer du sein. Ce sont néanmoins les types de gras que nous consommons, plutôt que la quantité de gras, qui pourraient jouer un rôle. Une étude de 2018 menée sur près de 320 000 Européennes porte à croire qu’il y aurait une légère corrélation entre l’incidence de cancer du sein et l’apport élevé en gras saturés que l’on retrouve en grandes quantités dans la viande rouge et les produits laitiers entiers. (Sachez que les viandes rouges et transformées peuvent également entraîner d’autres problèmes.) Les acides gras trans, que l’on trouve fréquemment dans les collations cuites au four et autres aliments transformés, sont un autre type de gras qui peut augmenter le risque de cancer du sein. Alors que les graisses alimentaires font l’objet d’études plus approfondies, songez à vous tourner vers les gras insaturés sains que renferment les noix, les graines, les huiles d’olive et de canola, les avocats et les poissons gras.

Étant entendu que personne n’a un contrôle total sur le fait de développer ou non un cancer du sein, sachez qu’un mode de vie sain peut contribuer à réduire les risques tout en favorisant votre bien-être de plusieurs autres façons. Être actif, atteindre et maintenir un poids sain, limiter la consommation d’alcool et avoir une alimentation riche en fruits et légumes sont tous des changements avantageux pour votre santé à tout moment.

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Susan Brown, M. Sc., inf. aut., est la directrice en chef de l’éducation à la santé chez Susan G. Komen®. Avant de faire partie de l’équipe Komen, Mme Brown a travaillé comme infirmière en oncologie.

Susan G. Komen® est un organisme qui œuvre pour sauver des vies en investissant dans la recherche de pointe en vue de prévenir le cancer du sein et trouver un remède ainsi qu’en répondant aux besoins essentiels de la collectivité. Pour en savoir plus sur le cancer du sein, notamment sur les risques et les signes avant-coureurs, consultez le site komen.org. Pour aider à soutenir la mission de Komen visant à éradiquer le cancer du sein, cliquez ici.