Les médias sociaux ont-ils un effet négatif sur votre état d’esprit?

Comment le savoir et conseils pour contrer leur influence.

Les médias sociaux sont un excellent outil pour rester en contact. Cependant, ils peuvent aussi avoir, parfois à notre insu, une incidence négative sur nous. Dans ce contexte, afin de dissiper toute conséquence néfaste, il est important d’examiner non seulement notre utilisation des médias sociaux, mais aussi les sentiments qu’ils provoquent en nous.

« Les médias sociaux jouent un rôle de taille dans nos vies », explique Nooria Khan, dirigeante du contenu et du marketing des médias sociaux à GigWorker.

 

Elle ajoute que l’utilisation excessive des médias sociaux peut miner notre santé mentale, notre bien-être et notre temps.

 

Selon Pete Dunlap, fondateur de Digital Detangler, les médias sociaux influent des manières négatives suivantes sur les utilisateurs :

 

  • Double identité : « La façon dont nous nous présentons sur les médias sociaux n’a souvent rien à voir avec ce qui se passe dans notre for intérieur », dit M. Dunlap. « Nous nous sentons peut-être épuisés, déprimés ou à court d’énergie, mais nous ne révélerons probablement pas nos sentiments négatifs en ligne. Tout le monde fait de même, alors nous finissons par croire que les autres ont une vie merveilleuse, alors que nous n’arrivons pas à nous débarrasser de nos sentiments négatifs. »
  • Démarcation moins nette entre la vie publique et la vie privée : « Lorsque les gens se retrouvent avec des amis qu’ils suivent sur les médias sociaux, ils se disent fréquemment qu’il n’est pas nécessaire de discuter d’événements qui se sont déroulés récemment, car ils ont vu toutes les photos et lu tous les messages », affirme-t-il. « Or, ce que nous publions pour le “public” diffère souvent de ce que nous sommes prêts à partager en face à face avec un ami proche... En consommant moins de publications de vos amis sur les médias sociaux, vous serez plus enclin à créer des liens profonds quand vous vous verrez en personne. »
  • Expériences fondées sur des preuves : « Puisque nous nous promenons tous avec des appareils photo à haute résolution dans nos poches, nous saisissons tout naturellement une foule de superbes moments. Si les personnes qui nous suivent sur les médias sociaux renforcent ce comportement en aimant nos publications, nous nous mettrons à rechercher régulièrement cette validation sociale », indique M. Dunlap. Si nous trouvons que nous faisons des activités qui ne nous intéressent pas vraiment simplement pour obtenir une photo à publier sur les médias sociaux, c’est signe que nous avons commencé à laisser les médias sociaux avoir une influence malsaine sur nous. « Nos comportements devraient vraiment découler de nos valeurs et non de ce qui génère des mentions “J’aime” sur les médias sociaux. »

 

Comment savoir si les médias sociaux ont un impact négatif sur vous

 

Pour déterminer si les médias sociaux nuisent à votre état d’esprit, M. Dunlap vous recommande d’évaluer le contenu que vous consommez et que vous publiez.

Ouvrez votre fil de nouvelles préféré et regardez les 10 premières publications qui s’affichent, explique-t-il.

« Ces publications proviennent-elles de gens que vous connaissez personnellement? Quelles émotions ces publications engendrent-elles? Ces publications renforcent-elles vos intérêts ou vous éloignent-elles des choses qui vous tiennent à cœur? »

 

La prochaine étape est plus difficile et consiste à examiner vos 10 dernières publications.

 

« Que publiez-vous dans le cyberespace? Vos publications sont-elles personnelles ou visent-elles à mettre de l’avant la cause d’un certain groupe d’affinité? Quelles émotions vos publications pourraient-elles susciter chez les autres? Vos publications représentent-elles vos valeurs? »

 

Mme Khan précise que « vous saurez que les médias sociaux font du tort à votre état d’esprit lorsque vous commencerez à vous comparer à d’autres ».

 

Elle mentionne qu’il est naturel d’être envieux, mais que la situation peut déraper si tout ce que nous voyons sur les médias sociaux sont les succès des autres. Nous pourrions alors éprouver de l’angoisse et des sentiments d’incompétence, « sans parler de la dépression, de la solitude et de l’anxiété ».

« Mais, nous pouvons aussi nous reprendre en main! », souligne Mme Khan, même si nous ne le réalisons pas. Et nous pouvons entreprendre des démarches pour nous dissocier des effets négatifs des médias sociaux.

 

Pour se défaire de l’emprise des médias sociaux
 

  • Faites le ménage dans vos applications de médias sociaux
     

« Facebook et Instagram peuvent saper l’estime de soi et la santé mentale », explique Mme Khan. « Éviter ces applications sociales peut rehausser vos sentiments [de] satisfaction de soi et créer des sentiments positifs. »
 

  • Utilisez les médias sociaux sur un ordinateur portable plutôt que sur un appareil mobile

« Lorsque nous sommes derrière le volant ou mangeons avec des amis, notre ordinateur portable n’est pas habituellement ouvert », affirme M. Dunlap. « Si seulement on pouvait en dire autant pour ce qui est de notre téléphone cellulaire. »

S’il n’est pas possible pour vous d’utiliser les médias sociaux uniquement sur un ordinateur portable, M. Dunlap vous suggère d’avoir recours aux applications à même votre téléphone cellulaire (p. ex. Temps d’écran sur iOS et Bien-être numérique sur Android) pour fixer des limites quant au temps que vous passez chaque jour sur les médias sociaux.

Mme Khan recommande des extensions de navigateur qui éliminent ou nettoient vos fils de nouvelles ainsi que des applications comme Moment pour tenir compte du temps que vous passez sur votre téléphone cellulaire.

 

  • Supprimez les applications de médias sociaux en semaine

Si vous débarrasser entièrement de vos applications n’est pas envisageable, essayez de le faire durant la semaine de travail.

« Cette approche vous aidera à rester concentré en semaine et vous pourrez vous rattraper en fin de semaine lorsque vous ne voulez pas manquer de contenu », dit M. Dunlap.

  • Explorez le monde réel


« Parfois, nous pouvons en avoir assez du monde virtuel qui nous entoure », déclare Mme Khan. « Nous devrions sortir et rencontrer des gens à la place de parler au téléphone. Une telle démarche nous aidera [à] socialiser davantage et à être plus confiants. »