Épanouissement

3 excellentes raisons de faire la grasse matinée en fin de semaine

Profiter de la fin de semaine pour rattraper un peu de sommeil est bon pour la santé. Voici pourquoi.

Ah, la grasse matinée! Il s’agit sans contredit d’un luxe apprécié dans le monde entier. Difficile de dire pourquoi on la qualifie de « grasse » en français, mais qu’on parle tout simplement en anglais du « samedi matin ».

 

En fait, le Nord-Américain moyen dort environ 40 minutes de plus durant ses jours de congé, selon un sondage mené par la National Sleep Foundation. Cette tendance semble indiquer que de nombreux Américains n’obtiennent pas la quantité de sommeil dont ils ont besoin. (L’American Academy of Sleep Medicine and Sleep Research Society recommande de dormir un minimum de 7 heures par nuit.) Le manque chronique de sommeil augmente le risque de maladies cardiaques, de maladies rénales, d’hypertension, de diabète et d’accidents vasculaires cérébraux. Ne pas dormir suffisamment peut également changer la constitution de votre corps et lui faire perdre de la masse musculaire au lieu du gras.

 

Le rattrapage de sommeil pendant la fin de semaine peut-il neutraliser ces effets? Si c’est le cas, quelle quantité de sommeil est requise? Cette question est sans réponse depuis un bon moment dans le domaine de la recherche sur le sommeil, affirme Josiane Broussard, Ph. D, professeure adjointe de recherche à l’Université du Colorado à Boulder. « Il n’y avait pas de véritable consensus quant au nombre de nuits dont on a besoin et de la quantité totale de sommeil nécessaire pour récupérer », précise-t-elle

 

Dernièrement, Dre Broussard et d’autres chercheurs ont commencé à trouver des réponses.

 

 

En quoi la grasse matinée durant la fin de semaine est bénéfique pour la santé

 

 

Bienfait no 1 : Diminution du risque de diabète.

 

Des chercheurs de UCLA et de l’Université de Sydney en Australie ont remarqué chez des hommes souffrant d’un manque chronique de sommeil que trois nuits de sommeil de rattrapage (environ 10 heures par nuit) permettaient d’améliorer la sensibilité à l’insuline et d’autres marqueurs de risque pour le diabète. Dre Broussard a mené une étude qui a permis d’observer des effets similaires après deux nuits seulement de sommeil de récupération, ce qui est habituel durant les fins de semaine.

 

 

 

Bienfait no 2 : Diminution de l’IMC.

 

Les gens qui rattrapent du sommeil pendant la fin de semaine ont un indice de masse corporelle inférieur, selon une étude à grande échelle publiée dans le numéro de juillet 2017 de Sleep. Parmi les 2 156 hommes suivis, les 932 d’entre eux qui devaient dormir durant la fin de semaine avaient un IMC plus bas que les hommes qui n’avaient pas eu la chance d’être choisis pour faire la grasse matinée. Leur IMC était de 22,8 comparativement à 23,1, respectivement. La meilleure conclusion : La diminution était proportionnelle, ce qui veut dire que plus les sujets de l’étude rattrapaient du sommeil, plus leur IMC était bas.

 

 

 

Bienfait no 3 : Diminution du risque d’hypertension.

 

Une étude publiée en 2013 dans la revue Sleep Medicine a analysé les habitudes de sommeil de 2 782 adultes. Elle a permis de découvrir que les gens qui dorment moins de six heures par nuit présentaient un risque accru d’hypertension (tension artérielle élevée), comparativement à ceux qui dorment 7 à 8 heures par nuit. Heureusement, les chercheurs ont conclu que ce risque pouvait être inversé en partie grâce à aussi peu d’une heure de rattrapage de sommeil.

 

 

 

Mise en garde...

 

Vous ne voulez pas dormir au point d’être déphasé lundi matin – un phénomène connu sous le nom de « décalage horaire social », qui peut également causer des problèmes. Michael A. Grandner, Ph. D., un professeur adjoint à l’Université de l’Arizona, a mené une étude qui a révélé qu’une heure de décalage social équivalait à une augmentation de 11 pour cent du risque de maladies cardiaques (sans oublier une augmentation de la somnolence, de la fatigue et de la dépression). Autrement dit, le rattrapage du sommeil n’est pas une panacée. « Lorsqu’on isole les répercussions de la quantité de sommeil, on observe quand même des répercussions liées au moment auquel le sommeil a lieu », ajoute Dr Grandner.

 

Donc, que doit-on faire? Mme Broussard conseille ceci : « Essayez de dormir suffisamment toutes les nuits si vous pouvez », dit-elle. « Si c’est vraiment impossible pour vous, vous devriez alors profiter de chaque occasion qui se présente ».