Souriez

Sus à l'émoconsommation !

Manger comme remède pour apaiser ses émotions, ou "l'émoconsommation". C'est un problème récurrent chez beaucoup de gens qui souhaitent perdre du poids. En situation de stress, après une déception, par ennui, tristesse, solitude… ou inversement, suite à une réussite ou un instant de bonheur… Dans tous ces cas, la nourriture semble la réponse adéquate pour oublier (ou célébrer) ces moments. Bref, on ne mange pas par faim, mais parce que la nourriture compense ou rend heureux. Parce que l'on croit en avoir besoin. La suite est moins drôle : on ressent de la culpabilité, qui incite à se replonger dans la nourriture pour oublier une journée gâchée… Dans de telles situations, il est crucial de demeurer maître de ses actes, afin de ne pas tomber dans un cercle vicieux.

  1. Vous voulez manger ? Interrogez-vous d'abord : est-ce vraiment le moment de consommer votre prochain repas ? Voulez-vous manger simplement pour combattre le stress ou éloigner certaines idées noires ? Si oui, à vous d'y mettre le frein. Quel est réellement le problème ? Pour quelles raisons se tourner vers la nourriture ? Essayez de résoudre la cause de ce problème et ne donnez pas aux aliments un rôle plus important que le leur : nourrir l'organisme.
    Ensuite, essayez de discerner vos sentiments et de trouver une échappatoire, une distraction. Retenez que la nourriture n'est pas la solution et qu'il serait regrettable de gâcher "bêtement" la journée.

  2. Avez-vous envie de choses précises, comme des biscuits ou du chocolat ? Il peut s'agir de signes d'émoconsommation. Essayez d'en identifier les signaux et veillez à ne rien avoir de tel sous la main. Vers quel aliment vous rabattez-vous instinctivement quand vous êtes dans une phase émotionnelle délicate ? Eh bien, n'en achetez surtout pas lors de vos courses hebdomadaires. En revanche, remplissez la corbeille de fruits.

  3. Veillez à ne pas sauter de repas. Respectez le schéma habituel de 3 repas quotidiens, ponctués de 2 ou 3 collations. Évitez de vous affamer en veillant à être continuellement repu. Vous ressentez pourtant des besoins de nourriture à certains moments de la journée ? Essayez d'aménager vos (heures de) repas ou remplissez-vous l'estomac d'un verre d'eau ou d'un morceau de fruit.

  4. Vous êtes triste ? Tentez de trouver une autre source de consolation que la nourriture. Offrez-vous un objet qui vous rend le sourire, faites du sport si vous êtes frustré, écrivez vos émotions lors des moments de tristesse. Cela soulage nettement plus que de manger par compensation, ce qui ne fait qu'accentuer l'impression de culpabilité.

  5. Inscrivez aussi toutes ces sensations dans votre journal de bord. En d'autres termes, notez-y pourquoi vous éprouvez de telles émotions et comment vous y avez réagi. Écrire soulage souvent, mais surtout, feuilleter votre carnet vous permettra, lors des prochaines phases difficiles, de vous souvenir de la façon dont vous avez appréhendé ces émotions. N'oubliez pas non plus d'en noter le moment (de la journée, de la semaine, du mois…). Peut-être identifierez-vous des cycles, et cela vous aidera à mieux vous y préparer.