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Les options de traitement de la ménopause, expliquées

Des changements de mode de vie aux traitements hormonaux, voici les solutions possibles pour mieux vivre cette transition.

Par Deanna Pai|Révisé médicalement par Jamil Alkhaddo, M.D.
Dernière mise à jour 16 octobre 2025

Avec toute l’attention portée au Traitement Hormonal de la Ménopause (THM), on pourrait croire qu’il s’agit de la seule option pour traiter les symptômes de la ménopause. Pourtant, bien que le THM, également appelé Traitement Hormonal Substitutif (THS), soit une solution efficace pour de nombreuses femmes, ce n’est pas la seule. Le choix du traitement dépend des symptômes, de la phase de la ménopause, des préférences personnelles et des recommandations du médecin. Voici un aperçu des options disponibles :

Pilules contraceptives

« Même une simple pilule contraceptive peut aider à contrôler les symptômes », explique la Dre Stephanie Faubion, directrice du Centre pour la santé des femmes à la Mayo Clinic, directrice médicale de la Menopause Society, et membre du comité scientifique de WeightWatchers.

Ces traitements hormonaux sont à l’origine conçus pour éviter une grossesse, mais la Dre Faubion indique qu’elle prescrit des pilules contraceptives orales à faible dose pour aider à gérer certains symptômes comme les bouffées de chaleur et les règles irrégulières pendant les phases de préménopause et de périménopause. « Une autre option est le stérilet hormonal contenant un progestatif, qui peut aider à réduire les problèmes de saignements abondants autour de la périménopause », précise-t-elle. (Cependant, le stérilet n’agit généralement pas sur d’autres symptômes comme les bouffées de chaleur.)

Traitement Hormonal de la Ménopause

« Le THM est une option efficace contre les bouffées de chaleur, et il est largement sous-utilisé », souligne la Dre Stephanie Faubion. La Dre a récemment présenté de nouvelles données indiquant que le taux d’utilisation du THM n’avait jamais été aussi bas : moins de 4 % des femmes dans la cinquantaine y ont recours.

Cette baisse s’explique en partie par des craintes liées aux œstrogènes et à leur possible lien avec certains cancers, notamment après une étude de 2002 ayant soulevé des inquiétudes sur les risques du traitement hormonal.

Depuis, cette étude a été réévaluée, et une revue de la littérature publiée en 2023 a confirmé que le THM peut représenter une option pertinente pour certaines femmes, notamment celles de moins de 60 ans et ménopausées depuis moins de 10 ans.

« Les médecins peuvent souvent prescrire une très faible dose d’œstrogènes, bien inférieure à ce que produiraient naturellement les ovaires », explique la Dre Faubion. Ces hormones peuvent être administrées de différentes manières : par comprimés, patchs transdermiques, gels ou crèmes. En plus des œstrogènes, la progestérone, qui diminue également pendant la ménopause, est habituellement incluse dans le traitement hormonal substitutif.

Pour des symptômes localisés comme la sécheresse vaginale, les douleurs pendant les rapports, les infections urinaires fréquentes ou l’urgence à uriner, une forme locale de THM à faible dose peut être prescrite. Les femmes peuvent appliquer une crème, insérer un comprimé ou un anneau vaginal pour délivrer directement des œstrogènes sur la zone concernée. Contrairement aux formes systémiques de THM, ce traitement local est sûr à tous les stades de la ménopause, y compris après la ménopause, période où ces symptômes sont souvent les plus gênants.

Médicaments Non hormonaux

Le THM n’est pas la seule prescription pouvant aider à soulager les symptômes de la ménopause. Il existe un médicament non hormonal, le fezolinetant, approuvé aux États-Unis par la FDA (Food and Drug Administration, l’agence américaine de contrôle des médicaments) pour le traitement des bouffées de chaleur. Le médicament sur ordonnance paroxetine est également approuvé par la FDA américaine pour les bouffées de chaleur.

Les professionnels de santé peuvent aussi traiter certains symptômes spécifiques de la ménopause avec des médicaments adaptés. Par exemple, les lubrifiants peuvent améliorer la sécheresse vaginale. De plus, certains médicaments utilisés pour aider à contrôler le poids peuvent être prescrits aux patientes qui répondent aux critères médicaux pour lutter contre la prise de poids liée à la ménopause.

Hygiène de vie

Ne sous-estimez pas l’importance d’une bonne alimentation et d’un exercice physique régulier !

Nutrition et compléments alimentaires

Les protéines et les micronutriments sont essentiels pendant la ménopause pour la santé générale et pour traiter certains symptômes. Les protéines aident à limiter la prise de poids et à préserver la masse musculaire, qui diminue avec l’âge. Comme la baisse d’œstrogènes accélère la perte osseuse, le calcium et la vitamine D sont aussi indispensables. Les fibres peuvent améliorer la glycémie, aider à maintenir le poids et réduire le risque de maladies comme le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, auxquelles les femmes sont plus exposées pendant la ménopause.

Quant aux compléments vendus sans ordonnance, tels que le gattilier, qui prétendent soulager les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes, ils apportent peu ou pas de véritable soulagement. « Aucun complément en vente libre n’a prouvé son efficacité contre les bouffées de chaleur », souligne la Dre Faubion.

Activité physique

Au-delà d’une alimentation équilibrée, prendre soin de soi au quotidien, comme s’accorder le plaisir de bien dormir, est essentiel. L’exercice physique est aussi particulièrement efficace : il aide à réguler l’humeur et à soulager plusieurs symptômes de la ménopause, comme les bouffées de chaleur et les sautes d’humeur, explique la Dre Kerry-Anne A. Perkins, gynécologue-obstétricienne.

L’exercice améliore le fonctionnement du système de thermorégulation du corps. La musculation permet de préserver la masse musculaire, d’améliorer la densité osseuse et de maintenir un bon métabolisme.

Enfin, des techniques de gestion du stress comme la méditation ou le yoga peuvent aussi être bénéfiques. Une étude a montré qu’elles réduisaient significativement les symptômes de dépression et d’anxiété chez les femmes ménopausées

Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement et ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Il ne doit en aucun cas se substituer aux conseils de votre professionnel de santé.