Interview de Fabienne - Rallye Roses des sables

Fabienne est une abonnée Weight Watchers pas comme les autres. Son courage et sa détermination lui ont permis d'atteindre son objectif poids, mais pas seulement. Fabienne a repris goût à la découverte de soi et des autres, et s'est sentie poussée des ailes jusqu'au désert marocain, pour participer au Rallye Roses des Sables. Rencontre avec cette abonnée dont la rédaction WeightWatchers.fr est fière aujourd'hui.

D'où vous est venue l'envie de vous aventurer dans ce rallye ?

Depuis que j’ai perdu 50kg avec Weight Watchers, beaucoup de choses ont changé dans ma vie : je me suis retrouvée, je me suis rouverte aux autres, j’ai recommencé à tisser des liens amicaux, bref, j’ai cette envie de faire quelque chose qui change.

Mes enfants ont grandi, je n’ai plus à m’en occuper autant qu’avant. Je suis mieux dans ma vie, je me sens belle, et poussée des ailes.

Ce rallye est un défi que j’ai porté pendant longtemps. Avant l’aventure en elle-même, le montage du dossier, la recherche de financements m’ont demandé des efforts énormes. Au départ, c’est avec une collègue que je comptais me lancer. Blessée, elle abandonne le projet, et c'est avec ma fille que je décide d'y aller.

En quoi consistait ce rallye ?

Le Rallye Roses des Sables est une compétition internationale réservée exclusivement aux femmes. Ce n'est pas une course de vitesse, mais une épreuve d'orientation. En plein désert sud marocain, il s'agit de trouver son chemin, du point de départ jusqu'à l'arrivée. Les obstacles sont dans la route en elle-même (pistes caillouteuses, oueds ramollis, déserts ensablés...). Chaque équipage part en 4X4, pas seulement avec des affaires et outils, mais des tonnes de dons destinés aux enfants défavorisés du sud marocain. Le parcours se compose de sept étapes avec multiples difficultés.

C'est une belle initiative que vous avez prise, qui demande beaucoup de courage. Quelles sont les difficultés que vous avez connues tout au long de votre périple ?

Ça a été très difficile les deux premiers jours. Je me suis surprise à me demander : "mais qu'est-ce que je fais là ?". Je m'étais bien préparée, mais quand on est dans l'action, c'est complètement différent. Je m'étais formée, avec ma fille, à la conduite du véhicule, je m'étais préparée à la compétition, mais quand il s'agit d'agir, on peut vite oublier, perdre ses moyens, être déstabilisée. Rouler à vitesse réduite, dégonfler les pneus ou tout simplement se faire confiance au sein de l'équipage : ces aspects se sont révélés difficiles à appliquer. En fait, les premiers jours, j'ai eu plein de doutes, je partais en terrain inconnu, j'étais livrée à moi-même, et lorsqu'on s'était retrouvées bloquées dans le désert, le véhicule ensablé, il fallait du courage : sortir les pelles, creuser, essayer de s'en sortir... 

Mais pourtant, vous n'avez pas baissé les bras. Vous vous êtes encouragées avec votre fille, vous avez dépassé les obstacles et même connu des moments exceptionnels. Qu'est-ce qui vous a retenu dans cette expérience ?

Je suis sans doute encore dans l'euphorie de ce que j'ai vécu ces derniers jours, mais à partir du troisième jour de la compétition, j'ai vécu une très belle aventure humaine et d'ouverture sur les autres. Je me suis adaptée, et ma fille aussi, et j'ai commencé à apprécier l'aventure. J'avais trouvé ce pourquoi j'étais venue.

D'abord, nous n'étions jamais seules. A aucun moment je n'ai ressenti la peur ou l'insécurité. Nous étions équipées de valise de géolocalisation, on avait du renfort en cas de problème mécanique et de l'assistance médicale. 

Les épreuves sont différentes les unes des autres. Et on y prend vite goût, une fois les doutes laissés de côté. J'ai conduit durant la partie trial : sur des chemins caillouteux. Ma copilote m'a guidée (elle s'est avérée plus forte en orientation), elle m'a encouragée du mieux qu'elle pouvait, et j'ai vraiment pris plaisir à conduire ! Moi, de nature calme, je l'ai soutenue lorsqu'elle a conduit durant l'épreuve des dunes. Je savais qu'elle pouvait le faire, je l'ai encouragée, et c'est comme ça qu'on a réussi l'épreuve !

Il y a des épreuves qui vous ont marquée plus que le reste. C'est comme si vous y avez trouvé ce que vous cherchiez en participant à ce rallye...

De toutes les épreuves, il y en a une dont je me souviendrai toujours. Il s'agissait de traverser le désert, pendant deux jours, en autonomie. On avait 180 kilomètres à parcourir. Et à la tombée de la nuit, on retrouvait d'autres roses (participantes au rallye), on installait nos tentes, et chacun amenait à manger. On se  retrouvait autour d'un feu de camp. C'est ainsi que j'ai fait la rencontre de très belles personnes. On se racontait nos journées, on se découvrait les unes les autres, et puis soi-même à travers ce qu'on vivait. Je garde contact avec ces personnes.

Quel résultat avez-vous obtenu suite à cette expérience ?

Notre objectif, à ma fille et moi, était d'effectuer toutes les étapes du rallye. Mais il n'y a pas que le pendant, car le départ était à Biarritz, et en traversant l'Espagne, on arrivait à Tanger au Maroc. C'est là qu'on prenait la route vers le sud du Maroc, vers le désert où avait lieu la compétition. Il y a aussi l'après, car la remise des prix avait lieu à Marrakech, sans parler du retour en France. Et toutes ces étapes se suivent, ça va très vite. Alors notre but à nous, c'était de finir le rallye sans souci, sans casse. Quant à ma victoire, c'était vraiment l'aventure : le fait de conduire dans le désert où tous les chemins, étendus à l'infini, se ressemblaient, et trouver la bonne route. Ma victoire, c'était toutes les belles rencontres inattendues, cette découverte de soi, de ma fille, des autres... Nous sommes arrivées 66ème dans le classement (sur les 105 équipages participants), et nous en sommes ravies !

Avec le recul, la réussite était déjà dans le fait de réunir les budgets, de rester déterminée à accomplir ce défi. Comme une gosse, j'avais décidé de participer à cette compétition en 2017, et rien ne pouvait m'arrêter !

A l'issue de cette épreuve, je regarde devant moi, je me sens libre et tellement vivante ! J'ai plein d'idées en tête, comme, pourquoi pas, participer à un trekking (longue randonnée en pleine nature) sur les hauteurs de l'Atlas marocain, ou ailleurs. Je me sens bien : j'ai appris à prendre du temps pour moi, à prendre soin de moi, j'ai dit adieu à l'hypertension grace au programme, j'ai repris le sport, je fais de la marche, des exercices de cardio... Bref, une révolution !

Votre aventure est passionnante, et pourrait inspirer d'autres abonnés du programme Weight Watchers. Quels conseils pourriez-vous leur donner ?

Pour ce qui est du rallye, je suis sûre que beaucoup de personnes en sont capables, si elles en ont envie. Et plus généralement, se challenger, c'est ce qui nous rend plus fort, plus vivant, plus enthousiaste. Il faut se faire confiance et foncer. Il ne faut rien lâcher, surtout lors des moments de doute. Et ça, c'est valable autant pour un objectif de perte de poids que tout le reste. 

Tout au long de ma perte de poids, j'ai été entourée, soutenue, encouragée. Je dois cette énergie aux "Girls", notre groupe d'abonnées Weight Watchers des Pays Basques. J'ai partagé avec elles mes moments de doute et de découragement, et j'ai reçu les mots qu'il faut au bon moment. On a tous nos moments de forces et de faiblesse, mais comme le résultat en vaut le coup, on ne peut qu'aller de l'avant !