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Est-ce que je perds la tête? Ou est-ce que c’est simplement la périménopause?

La fluctuation des niveaux d’hormone peut influencer la santé mentale de plusieurs façons différentes. Mais ce n’est pas la seule raison pour laquelle l’humeur d’une femme pourrait changer durant cette transition de milieu de vie vers la ménopause.

Dernière mise à jour 19 août 2025

La ménopause n’est plus un mot tabou. La génération X est la première dont les femmes, qui sont arrivées en milieu de vie, parlent ouvertement des défis qui viennent avec la transition ménopausique et demandent des solutions. Même les célébrités comme Halle Berry, Drew Barrymore et Naomi Watts n’ont aucun problème à partager leurs expériences liées aux bouffées de chaleur, à la sécheresse vaginale et aux sueurs nocturnes. Mais ce n’est pas seulement le corps qui change durant cette période — c’est aussi le cerveau.

Pourquoi la périménopause impacte l’humeur

La périménopause, la phase qui précède la ménopause, commence quand le cycle menstruel commence à varier de plus de sept jours et se termine 12 mois après les dernières règles. Cette phase peut durer une décennie — et elle est souvent liée à des changements en termes de santé mentale.

« Les changements d’humeur sont un phénomène qui est vraiment lié à la périménopause, » explique Pauline Maki, Ph.D., Professeure de psychiatrie, psychologie et de gynécologie et obstétrique à l’Université de l’Illinois à Chicago. La recherche montre que les femmes en périménopause ont 40% plus de chances de vivre une dépression que les femmes en préménopause.

Les fluctuations hormonales jouent un rôle majeur dans cette dynamique. Lisa Mosconi, Ph.D., Neuroscientifique et autrice de The Menopause Brain, écrit que les œstrogènes soutiennent la production de neurotransmetteurs régulateurs d’humeur, comme la sérotonine, la dopamine et le GABA. Les œstrogènes ont également une influence sur l’axe HPA, qui aide à gérer notre réponse au stress.

Cependant, clarifie Maki, les changements d’humeur ne sont pas seulement liés à la perte d’hormones. « Ce n’est pas la perte, c’est la variation, » explique-t-elle. Ces mouvements de balance — avec les œstrogènes qui augmentent un jour puis baissent le second — peuvent déclencher de la dépression, surtout quand il y a du stress. « Une plus grande irrégularité des niveaux d’estradiol peut présager le développement d’une dépression périménopausale. »

L’imagerie du cerveau supporte cette idée. Judith Joseph, M.D., psychiatre certifiée et autrice de High Functioning, renvoie à des études d’images du cerveau montrant une diminution de la matière grise (qui compte parce que c’est le corps dans lequel les neurones, ou cellules du cerveau, se trouvent) et qu’utiliser une Thérapie Hormonale pour la Ménopause (THM) — plus connue sous le nom de thérapie de remplacement hormonale (TRH) — pourrait avoir des bienfaits neuroprotecteurs.

« Une étude montre que le cerveau commence à réguler les récepteurs d’œstrogènes à la hausse — par exemple en créant plus de filets pour attraper plus d’œstrogènes, » poursuit Joseph. « Cette difficulté de concentration ou cette tristesse ne sont pas [juste] dans votre tête ; ce sont des symptômes de ce qui se passe dans [votre] tête. »

Les symptômes à connaître

Vous pourriez ressentir de l’anxiété, de la dépression, de la rage, des sautes d’humeur — le spectre complet des états émotionnels. Joseph partage que beaucoup de ses patients en périménopause rapportent une vague de tristesse, des sautes d’humeur et de l’irritabilité. Mais parce que ces symptômes ne sont pas aussi intenses qu’une maladie dépressive majeure (la dépression clinique), parfois, ils sont sous-estimés par les autres.

« Les femmes se sentent moins comme elles-mêmes — un peu plus tristes, irritables, moins patientes. [Il y a] un peu plus d’anxiété, un manque de motivation, comme si elles étaient en syndrome prémenstruel constamment. Mais parce qu’elles continuent à vivre et fonctionner à peu près comme à leur habitude, il se peut que personne ne le remarque, » explique Hadine Joffe, MD, Professeure de psychiatrie au Brigham & Women’s Hospital.

Les symptômes cognitifs comme les oublis et la difficulté de concentration sont fréquents également. Pour certaines, ils sont tellement dérangeants qu’elles pensent être atteintes de troubles de la concentration avec hyperactivité. Mais, comme Joseph l’explique : « Si vous n’avez pas d’historique de troubles de la concentration avec hyperactivité durant l’enfance, et que soudainement vous avez des oublis et des difficultés d’organisation vers le milieu de vie, c’est probablement lié à la périménopause ou aux difficultés de concentration qui viennent avec la ménopause. »

Apprenez-en plus sur les difficultés de concentration liées à la ménopause

Qui est le plus à risque?

Le milieu de vie vient avec des défis qui lui sont propres — carrière, soin aux autres, relations qui changent — et tout cela peut avoir un impact sur les émotions. Ajoutons à ça des changements physiques comme le gain de poids, la perte de libido, les interruptions du sommeil et on peut facilement obtenir des effets négatifs sur le mental.

Les femmes avec un historique de conditions affectant l’humeur pourraient être plus à risque. Et la majorité des femmes ayant fait une dépression clinique plus tôt dans leur vie en auront une nouvelle, déclare Maki.

Les traitements fréquents

L’un des moyens les plus importants pour se péparer à des potentielles sautes d’humeur pendant la périménopause, c’est de reconnaître leur existence. Beaucoup de femmes ont pris l’habitude de mettre les besoins des autres en priorité et de masquer leurs propres difficultés. Le soutien des amis et des professionnels de santé est essentiel.

Joffe explique que la THM peut avoir des bienfaits pour les femmes qui font face à des bouffées de chaleur et à de la dépression situationnelle, et ajoute que la thérapie hormonale est souvent combinée à un ISRS et à de la thérapie cognitivo-comportementale. Si cela n’aide pas, il ne faut pas hésiter à revenir vers votre professionnel de santé : « Je dis toujours aux femmes que revenir et dire que ça ne fonctionne pas ne prend vraiment pas beaucoup de temps. »

Pourquoi le style de vie compte

Gérer les attentes peut aider. Joseph encourage les femmes à se préparer à la périménopause à partir de la fin de leur trentaine, ou même plus tôt pour les femmes noires, qui ont tendance à rencontrer les symptômes plus tôt et avec plus d’intensité. Les mouvements réguliers, une nutrition balancée, des liens sociaux forts et une bonne qualité de sommeil peuvent vraiment aider à diminuer les symptômes.

Et bien que se préparer soit une bonne chose, paniquer ne l’est pas. « La majorité des femmes n’ont pas de problème d’humeur majeur, » explique Joffe. C’est une bonne raison d’avoir moins peur — et de se sentir plus libre — en attendant cette prochaine étape.

Ce contenu a des visées d’information uniquement et ne constitute pas la base de conseils médicaux, de diagnostic ni de traitement. Il ne devrait pas remplacer les conseils de votre professionnel de santé.

Ce contenu est uniquement à titre informatif et ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Il ne doit pas être considéré comme un substitut aux conseils de votre professionnel de santé.