Êtes-vous un mangeur « sournois »?

Répondez à ce questionnaire pour voir si vos habitudes cadrent avec une saine alimentation, découlent de comportements alimentaires cachotiers ou se situent quelque part entre ces deux tendances.

Préférez-vous manger quand personne d’autre ne le voit? Si oui, votre estime de soi en souffre peut-être. Répondez aux huit questions suivantes pour déterminer si vous avez des comportements alimentaires cachotiers et pour savoir comment redresser la situation.

C’est l’heure du dîner et vos collègues veulent essayer un nouveau restaurant de sushis. Lorsqu’ils vous demandent de vous joindre à eux, vous :

  • Dites oui. Les sushis, vous adorez! [0]
  • Êtes déçu de ne pas y aller. Vous avez apporté votre dîner aujourd’hui : un sandwich et une salade. [0]
  • Refusez poliment. Vous n’aimez pas manger devant les autres; lorsqu’ils seront partis, vous commanderez des sushis à emporter. [+1]

Dans la cuisine du bureau, vous voyez des restes de gâteau au chocolat. Vous pensez :

  • « Miam! Je ne prendrai qu’une petite part. » [0]
  • « Ça a l’air bon, mais je vais passer mon tour aujourd’hui pour le gâteau. » [0]
  • « Je ne peux manger de gâteau au chocolat — c’est mauvais pour moi. » [+1]

Vous mangez un brownie dans votre bureau lorsqu’une collègue fait irruption dans la pièce pour vous poser une question. Que faites-vous?

  • Vous vous demandez en silence pourquoi les gens ne frappent plus aux portes. [0]
  • Vous lui demandez si elle veut goûter le brownie en espérant secrètement qu’elle dise non. [0]
  • Vous cachez le brownie sous votre cahier. Vous seriez gênée qu’elle vous voie le manger.  [+1]

Vous ne comptiez manger que quelques croustilles, mais avez fini par manger tout le sac. Comment vous sentez-vous?

  • Tout à fait correct. Nul n’est parfait, même vous. [0]
  • Un peu déçu, mais ça va. [+1]
  • Coupable et honteux. Vous n’en revenez pas d’avoir mangé tout le sac. [+2]

Comme collation, vous optez invariablement pour du mélange montagnard. Où conservez-vous cette collation?

  • Sur le comptoir, là où vous pouvez facilement l’attraper. [0]
  • Dans le tiroir de votre bureau. Vous avez tendance à avoir faim quand vous êtes au travail, habituellement entre le dîner et le souper. [0]
  • À la salle de bain, là où personne ne vous voit manger. [+1]

Vous avez terminé ce qui restait de la crème glacée — environ deux ou trois bols. Où mettez-vous la boîte vide?

  • Vous la laissez sur la table. (Le ménage n’a jamais été votre fort!) [0]
  • Vous la jetez à la poubelle. Ce genre de chose arrive. [0]
  • Vous l’enfouissez sous les boîtes de céréales vides dans la poubelle. Vous ne voulez pas que d’autres sachent que vous avez mangé toute la boîte. [+1]

Vous soupez avec des amis et ils commandent tous des salades. Or, vous avez envie d’un sandwich. Lorsque le serveur vous demande ce que vous voulez, vous dites :

  • « Le BLT, s’il vous plaît. » C’est un de vos plats préférés — et pourquoi vos amis détermineraient-ils ce que vous pouvez ou ne pouvez pas manger? [0]
  • « Il me faut une minute de plus pour décider. » La salade du jardin est-elle vraiment aussi bonne que ce que disent vos amis? [0]
  • « Je prendrai aussi la salade. » Si les autres font le « bon » choix, pourquoi ne pouvez-vous pas faire comme eux? [+1]

Vous avez pris un déjeuner copieux et maintenant, il est temps de dîner. Vous décidez de :

  • Manger votre repas habituel : poulet grillé, couscous et courgettes. [0]
  • Manger un peu moins au dîner que d’habitude, mais seulement parce que vous avez encore le ventre un peu rempli. [0]
  • Sauter entièrement le dîner. Vous avez déjà mangé assez de calories pour le déjeuner et le dîner. [+1]

Êtes-vous un mangeur sournois?

Additionnez les points entre les crochets [] pour déterminer si vos habitudes cadrent avec une saine alimentation, découlent de comportements alimentaires cachotiers ou se situent quelque part entre ces deux tendances.

[0 to 1] Félicitations! Vous ne vous sentez pas contraint de cacher vos habitudes alimentaires.

Vous ne considérez pas certains aliments comme « mauvais » et vous ne ressentez pas le besoin de vous conformer à ce que mangent vos amis et votre famille. À la place, vous savez que vous devriez manger avec modération et que vous ne devriez pas éprouver de sentiments de culpabilité à cet égard.

« L'idéal c'est que vous vous laissez manger toutes sortes d’aliments, pourvu que vos comportements alimentaires se fondent sur de sains principes alimentaires », explique Eve Freidl, MD, psychiatre à la Columbia University Clinic for Anxiety and Related Disorders à New York, qui se spécialise dans les troubles alimentaires. Cela veut dire prendre trois repas réguliers et une ou deux collations par jour en vous assurant que chacun d’eux comporte un mélange de protéines, de glucides, de matières grasses, de vitamines et de minéraux.

[2 à 4] Vous possédez quelques caractéristiques d’un mangeur « sournois ».

Vous intériorisez peut-être des messages répandus dans la société — notamment que certains aliments sont « mauvais » pour vous. Le problème c’est que lorsque nous accordons de l’importance à ce message, il produit des sentiments de culpabilité ou de honte qui nous amènent à manger de tels aliments en privé, loin des regards de nos amis ou notre famille que nous croyons être désapprobateurs. Cette façon de procéder peut créer un cycle vicieux difficile à rompre.

« L’idée d’avoir des “règles alimentaires” peut vous causer des problèmes », dit la Dre Freidl. « Lorsque vous enfreignez une règle que vous avez vous-même établie, vous ne vous sentez pas bien dans votre peau. Vous resserrez alors la règle afin qu’elle soit plus difficile à respecter. Par contre, cela vous rend simplement plus susceptible de l’enfreindre ultérieurement et vous cause plus d’angoisse. »

La première étape : Essayez d’éviter les pensées catégoriques : ne vous dites pas qu’un aliment en particulier est « mauvais ». Pensez plutôt : « Tous les aliments avec modération. » La Dre Freidl vous conseille aussi de ne pas passer plus de 4 heures sans manger. « Essayez de ne pas créer de situation où votre marge de manœuvre est si restreinte que la faim vous envahit et vous incite à faire des choix alimentaires qui vous rendent mal à l’aise », précise-t-elle.

[5 à 8] Vous êtes enclin à avoir des comportements alimentaires cachotiers.

Que vous vous fixiez des règles alimentaires, que vous préfériez manger seul, que vous vous compariez toujours à d’autres ou que vous pensiez que des aliments sont « mauvais », il est évident que certaines de vos habitudes alimentaires engendrent des sentiments de culpabilité ou de honte.

La première étape : Essayez de ne pas considérer les aliments comme « bons » ou « mauvais, » affirme la Dre Freidl. Pensez plutôt : « Tout avec modération. » Même s’il vous arrive de déraper et de manger plus que ce que vous vouliez, il est important de poursuivre vos efforts. « Il y a toujours une autre occasion de faire un choix santé », indique-t-elle.

Si vous croyez que vous mangez en cachette des quantités considérables de nourriture et si vous éprouvez un sentiment de perte de maîtrise émotionnelle, vous pourriez avoir des compulsions alimentaires. Des médicaments et de la thérapie pourraient alors être utiles, souligne la Dre Freidl. Parlez à votre médecin de premier recours au sujet des prochaines démarches possibles : il pourrait être avantageux de consulter un thérapeute de comportement cognitif ou un nutritionniste pour élaborer un plan.