Qu’est-ce que la post-ménopause ?
Vous n’êtes pas encore totalement sortie de la ménopause : la dernière étape de ce parcours se divise en réalité en deux phases bien distinctes.
Le mot « post-ménopause » pourrait laisser penser qu’on en a fini avec la ménopause, non ? Après tout, un étudiant « postgrade » a terminé ses études, un « post-scriptum » vient après une lettre, et l’art « postmoderne » répond au modernisme. Mais dans le cas de la ménopause, ce n’est pas tout à fait fini simplement parce qu’un an s’est écoulé depuis vos dernières règles.
Plutôt qu’une période unique, la post-ménopause se divise en deux étapes : la postménopause précoce et la postménopause tardive, avec pour chacune des symptômes et des traitements différents.
Quelle est la différence entre ménopause et post-ménopause ?
Vous savez peut-être déjà que la ménopause est définie comme l’absence de menstruations pendant 12 mois consécutifs. Et, de manière un peu déroutante, cette période est également appelée post-ménopause.
« Les termes “ménopause” et “postménopause” sont utilisés de manière interchangeable : ils désignent la même chose », explique la Dre Stephanie Faubion, directrice du Center for Women’s Health à la Mayo Clinic, directrice médicale de The North American Menopause Society, et membre du comité scientifique de WeightWatchers.
Si cela vous semble confus, vous n’êtes pas seule. Des publications scientifiques entières ont été consacrées aux incohérences dans la définition et la classification de chaque phase de la ménopause, y compris dans la recherche médicale.
Quelles sont les phases de la post-ménopause ?
Selon le Stages of Reproductive Aging Workshop (STRAW), qui réunit les plus grands experts mondiaux du vieillissement reproductif féminin, la postménopause est divisée en deux catégories : la postménopause précoce et la postménopause tardive.
La postménopause précoce dure environ 5 à 8 ans. Passé ce délai, on entre dans la postménopause tardive, qui correspond à la phase restante pour le reste de la vie.
Les recherches récentes nous invitent à repenser la ménopause non pas comme une fin en soi, mais comme une étape parmi d’autres dans ce parcours parfois déroutant du corps humain.
À quoi s’attendre pendant la post-ménopause ?
Au cours des 1 à 2 premières années de la post-ménopause précoce, les symptômes vasomoteurs — comme les bouffées de chaleur — sont les plus fréquents. La bonne nouvelle, c’est que même si cette phase dure environ 5 à 8 ans, les symptômes s’atténuent généralement à mesure que les hormones, comme la FSH et l’estradiol, se stabilisent.
Pendant la post-ménopause tardive, la sécheresse vaginale devient plus courante, tout comme l’atrophie urogénitale (amincissement, sécheresse et inflammation des tissus vaginaux et urinaires).
Comment traiter les symptômes de la post-ménopause ?
Pour les symptômes vasomoteurs comme les bouffées de chaleur, le traitement hormonal de la ménopause (THM), également appelé hormonothérapie substitutive (HTS), est considéré comme le traitement de première intention, explique la Dre Faubion. Il est le plus souvent administré par patch. Avec votre professionnel de santé, assurez-vous que vous êtes une bonne candidate et que vous ne présentez pas de risques cardiovasculaires ou de cancer du sein.
Pour la sécheresse vaginale et l’atrophie, plus fréquentes en post-ménopause tardive, « nous recommandons des traitements vaginaux locaux à faible dose lorsque les symptômes sont limités au système génito-urinaire », précise la Dre Faubion — par exemple des crèmes, comprimés ou anneaux libérant localement des œstrogènes.
Ce contenu est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue pas un avis médical, un diagnostic ou un traitement. Il ne doit pas se substituer aux conseils de votre professionnel de santé.