Trois façons de revigorer votre état d’esprit cet hiver

Voici comment adopter une attitude qui vous aidera à atteindre vos objectifs.

Le début de l’hiver est un moment idéal pour réfléchir à la manière dont s’est déroulée l’année. Notre état d’esprit est une composante intégrale de notre façon de vivre. Par conséquent, il peut parfois être utile de le revigorer lorsque nous éprouvons des sentiments d’insatisfaction ou que nous avons l’impression de stagner.

Mais que veut dire « revigorer son état d’esprit », au juste ?

« Pour moi, cela signifie prendre beaucoup de recul par rapport à votre démarche courante et actualiser les possibilités que vous offre la vie », dit MaryBeth Hyland, coach d’harmonisation et fondatrice de SparkVision. « Pour vous sentir revigoré, vous devez pouvoir observer sans jugement votre état d’esprit actuel et comprendre en quoi il vous est utile ou pas. »

Mme Hyland explique que revigorer votre état d’esprit est « incroyablement important ». Pouvoir changer votre point de vue vous permet de vivre une vie entièrement différente – une vie remplie de buts à atteindre qui font surface lorsque vous abandonnez les convictions qui ne soutiennent pas votre épanouissement. »

Les signes qu’il est temps de revigorer votre état d’esprit

Bien entendu, vous pouvez choisir de procéder ainsi en tout temps. Cependant, certains signes indiquent que vous devriez sans doute revigorer votre état d’esprit.

Parmi ces signes, Mme Hyland mentionne « un sentiment d’être constamment vidé, de désarroi, ou de lassitude qui survient lorsque vous êtes fatigué de lutter contre vous-même ».

Processus à suivre

Les êtres humains s’attachent très facilement à leurs façons de faire. Il est donc difficile, mais pas impossible de changer. David Copeland, professeur de psychologie et directeur du laboratoire Reasoning and Memory à l’University of Nevada, Las Vegas, nous éclaire à ce sujet.

« La routine et les habitudes tendent à être mises en pratique de manière répétitive. De plus, accomplir ces actions exige peu de réflexion. Lorsque nous captons le signal qui les déclenche, le cerveau suit simplement le processus bien établi », explique-t-il. « Une des raisons pour lesquelles le changement constitue un défi, c’est que nos cerveaux préfèrent des activités moins éprouvantes et épuisantes. Il est bien plus facile de passer au travers de sa journée sans apporter de changements nécessitant beaucoup d’effort et d’attention. » Le même concept s’applique à notre état d’esprit.

Nous adoptons certains points de vue qui posent les bases de notre perception du monde, de la société et d’autres personnes, dit M. Copeland. « Comme pour les habitudes et la routine, les gens sont réticents à changer leur point de vue parce que celui-ci constitue le fondement de leurs pensées et qu’un tel changement demanderait un effort mental considérable. »

Habituellement, les gens font l’objet d’un biais de confirmation dans le cadre duquel ils recherchent activement de l’information correspondant à leurs convictions actuelles. Cette information est plus facile à retenir puisqu’elle s’harmonise avec leur point de vue actuel. « L’information qui ne s’harmonise pas avec ce point de vue actuel sera probablement oubliée », ajoute-t-il.

Bien qu’apporter des changements puisse sembler une tâche insurmontable, comprendre le fonctionnement de nos cerveaux et pourquoi il est difficile de changer est utile.

La première étape pour réussir à effectuer un changement? Vouloir changer. « La personne doit vouloir changer et reconnaître que le changement est possible – s’il y a une motivation faible ou nulle, alors la personne n’essaiera pas fort lorsque les choses seront difficiles ou lorsque surviendront des obstacles », dit M. Copeland.

Une fois que vous vous engagez à faire un changement, il est important d’établir des objectifs relatifs à ce que vous voulez faire et à votre démarche.

« Les gens peuvent essayer de changer, mais s’ils dépendent d’éléments comme la volonté (p. ex. essayer de ne pas succomber à une vieille habitude ou façon de penser), ils ont tendance à se replier sur de vieilles tendances », souligne M. Copeland. « Ceci s’explique du fait que la volonté nécessite beaucoup d’efforts – et comme mentionné auparavant, nos cerveaux préfèrent une approche facile et automatisée à une approche exigeant beaucoup d’énergie. »

Lors de l’établissement d’objectifs, il est important de ne pas seulement mettre l’accent sur des projets de grande envergure, mais de se concentrer aussi sur de petites initiatives pouvant être réalisées un jour précis. En décomposant votre objectif principal en plus petits morceaux, vous pouvez créer un système qui vous aidera à vous fixer une nouvelle routine ou habitude. Selon M. Copeland, la clé est de veiller à ce que tout se déroule aisément, car nos cerveaux préfèrent un trajet sans heurts.

En créant votre système d’établissement d’objectifs, songez à intégrer des récompenses que vous pourrez vous accorder lorsque vous réussirez à changer vos pensées ou actions.

« Tout comme nous pourrions féliciter un chien qui apprend à s’asseoir, les êtres humains peuvent aussi bénéficier d’un renforcement positif, affirme M. Copeland. Il n’est pas nécessaire qu’une récompense soit grandiose – il peut s’agir de quelque chose de simple ou de petit, pourvu que la personne l’envisage comme un incitatif positif ou valorisant. »

Trois conseils pour revigorer votre état d’esprit

Voici trois conseils pratiques que vous pouvez essayer pour revigorer votre état d’esprit cet hiver :

  1. Adonnez-vous au perfectionnement personnel (en assistant, par exemple, à des ateliers, de la formation ou des séances de coaching) ou ressourcez-vous lors d’une retraite, suggère Mme Hyland.
  2. Réfléchissez plus souvent, recommande Mme Hyland. Vous pouvez procéder de la sorte en consacrant un peu de temps à penser à votre journée ou votre semaine ou essayez de tenir un journal ou de méditer aussi.
  3. Recadrez la situation. « À titre d’exemple, plutôt que de mettre l’accent sur les aspects négatifs d’une activité (c.-à-d. de l’envisager comme une corvée), les gens peuvent essayer de penser à ses composantes positives. (En quoi est-ce amusant ? Comment peuvent-ils en tirer parti ?), dit M. Copeland. Plutôt que de penser que les gens ont des capacités fixes (les personnes intelligentes le seront toujours tandis que les personnes moins intelligentes le seront toujours aussi), rappelez-vous que les gens peuvent changer sous l’effet du bon type d’effort stratégique. Il pourrait être judicieux pour certaines personnes qui tendent à se concentrer sur les pensées négatives de les recadrer en se disant des choses positives au sujet de leurs capacités. »