Alimentation

Whisky 101

Les rudiments d’une boisson historique.

Le retour en force de petites distilleries et de cocktails spécialisés à base de whisky a donné lieu à une hausse très marquée de la popularité du whisky auprès des Canadiens. Selon de récentes données sur le marché recueillies par Statistique Canada, le whisky irlandais était la catégorie à plus forte croissance parmi tous les spiritueux vendus au Canada l’année dernière, sa valeur et son volume ayant tous les deux augmenté[i]. Compte tenu de la vaste gamme de whiskys pouvant maintenant être achetée, les buveurs de whisky débutants pourraient être intimidés à l’idée de commencer à l’explorer. Cependant, que le whisky soit savouré sec ou en cocktail, examiner de plus près l’univers de cette eau-de-vie est un moyen fascinant d’éduquer votre palais et de vous amuser aussi.

Les règles du whisky

Pour qu’un spiritueux puisse porter le nom de whisky, il doit faire partie de l’une des trois catégories. Le whisky malté, lequel est généralement considéré comme étant le meilleur whisky, est surtout exporté d’Écosse et doit contenir au moins 51 % d’orge maltée. Le whisky de grain peut être préparé à partir de n’importe quel grain, à l’exception de l’orge maltée, et est le plus souvent produit en Écosse et en Irlande. Le whisky d’assemblage contient de l’orge maltée ainsi que d’autres grains au goût neutre. Ces trois grandes catégories de whisky englobent d’innombrables variations en fonction de la pureté des ingrédients, de la région d’où provient le whisky ainsi que de la durée du vieillissement du whisky et du type de fût ou de tonneau utilisé pour le vieillissement. L’épellation du terme whisky peut également différer selon le pays d’origine. En effet, les distilleries américaines et parfois canadiennes optent pour la graphie « whiskey » alors que celles situées ailleurs laissent plutôt tomber le « e ».

L’histoire du whisky, en bref

L’évolution du whisky est bien ancrée dans l’histoire de l’Écosse. C’est en 1494 que le mot « whisky » est apparu pour la première fois sous forme écrite, bien qu’on produise déjà des quantités importantes de la boisson aux fins de distribution. Lorsque le roi Henry VIII a aboli l’Église catholique au 16e siècle, plusieurs monastères ont été transformés en distilleries. Les moines ont alors raffiné le processus de fabrication du whisky. Durant le 19e siècle, des fermiers américains ont pris part à la Rébellion du whiskey, un mouvement de contestation contre de nouvelles taxes imposées sur le surplus de grains utilisés pour préparer le whisky. Deux événements au 19e siècle ont eu un immense impact sur la popularité et la disponibilité du whisky auprès du grand public. Premièrement, Scott Andrew Usher a perfectionné une technique de préparation du whisky d’assemblage grâce à laquelle il était plus facile de produire du whisky en série pour une consommation publique. Ensuite, l’éclosion d’un puceron, le phylloxéra de la vigne, a détruit des milliers d’acres de vignobles. Il en a résulté une production réduite de vin et une production accrue de spiritueux. Depuis, le whisky est devenu un phénomène mondial avec de nombreux pays proposant leur propre version.

Dégustation dans le monde entier

Le whisky irlandais se distingue d’autres whiskys par son processus de distillation unique. Au contraire du whisky écossais qui est distillé deux fois, le whisky irlandais est distillé 3 fois pour produire un goût agréablement facile à siroter. Afin que le whisky irlandais soit officiellement considéré comme un whisky, il faut le laisser vieillir pendant trois ans avant de le vendre.

Le whisky écossais (aussi connu sous le nom de scotch) est un whisky qui a été distillé et vieilli en Écosse. Préparé principalement à partir d’orge maltée mélangée à un grain neutre, le scotch a une saveur riche et mordante comparativement à d’autres whiskys.

Le whisky de seigle (aussi connu sous le nom de rye ou whisky canadien) est distillé à partir de 51 % de seigle. Souvent mélangé à du maïs, il s’agit d’un point de départ idéal pour ceux et celles qui s’initient au whisky. Lisse en bouche, le rye peut être bu sec, avec des glaçons ou avec du soda au gingembre pour une combinaison typiquement canadienne.

Le whisky bourbon (aussi connu sous le nom de bourbon) est assujetti à une règle très simple : il doit vieillir dans des fûts de chêne noircis à la fumée et l’ajout d’additifs durant ce processus est strictement interdit. Le bourbon doit être fait d’au moins 51 pour cent de maïs. Du blé, du seigle ou de l’orge maltée peuvent servir à constituer les 49 pour cent qui restent. Le bourbon est presque toujours produit au Kentucky et est plus doux et suave que d’autres whiskys. Il s’agit d’un ingrédient essentiel pour préparer des juleps à la menthe classiques.

Le whisky japonais est le plus récent whisky à combler les papilles des amateurs et devient rapidement le chouchou du monde des spiritueux. Le whisky japonais ne désigne pas un type particulier de whisky en ce qui a trait aux ingrédients. Il se démarque plutôt par son goût velouté et raffiné.

[i] http://www.agr.gc.ca/eng/industry-markets-and-trade/statistics-and-market-information/agriculture-and-food-market-information-by-region/canada/consumer-trends-wine-beer-and-spirits-in-canada/?id=1422297046469