Sécurité pendant les Fêtes au temps de la COVID-19 : comment gérer les plans avec la famille et les amis

Lorsqu’il est question de célébrations et de rassemblements, le terme « sécurité » n’a pas la même signification pour tout le monde. Poursuivez votre lecture pour savoir comment communiquer votre niveau de confort personnel avec amour tout en célébrant l’

En cette période des Fêtes, nous sommes nombreux à nous sentir encore plus stressés que d’habitude. Un sondage réalisé en novembre 2020 estimait que six Américains sur dix changeraient leurs plans des Fêtes en raison de la pandémie. Il peut être difficile de trouver un équilibre entre la sécurité et la pression de voir sa famille et ses amis. Toutefois, en nommant notre niveau de confort et en affirmant nos limites quant aux activités pouvant avoir une incidence sur notre santé et celle des autres, nous pouvons arriver à rendre cette difficulté un peu plus gérable.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) tiennent une liste de lignes directrices fréquemment mises à jour relatives aux déplacements et aux rassemblements pour le temps des Fêtes, y compris des recommandations concernant les couvre-visages, l’éloignement social, la taille des groupes et plus encore. Tout de même, gérer les mesures de santé avec la famille et les amis peut s’avérer délicat, en particulier lorsque le degré de tolérance au risque varie au sein d’un même groupe. Un expert en relations humaines propose ci-dessous une approche en quatre étapes pour gérer les rassemblements du temps des Fêtes pendant la pandémie de manière à minimiser le stress, à accorder la priorité à votre sécurité personnelle et à se concentrer sur ce qui compte : partager notre joie en cette période des Fêtes.

1. Déterminez quelle est votre zone de confort

Avant de discuter avec vos proches, réfléchissez aux activités de Noël auxquelles vous vous sentez à l’aise de participer et à celles qui pourraient vous rendre inconfortable cette année, conseille Raffi Bilek, thérapeute familial, travailleur social agréé autorisé en clinique et directeur du Baltimore Therapy Center.

Par exemple, vous pourriez être d’accord pour participer à un feu de camp dans la cour à une distance acceptable, mais mal à l’aise à l’idée de vous rassembler dans une tente fermée avec d’autres personnes. Ou peut-être vous toléreriez le risque d’être à l’intérieur avec un petit groupe, mais seulement si tout le monde porte un masque et accepte de s’isoler pendant 14 jours après le rassemblement.

Vos limites interpersonnelles méritent également d’être prises en considération, note M. Bilek. Par exemple, seriez-vous à l’aise de donner l’accolade aux membres de votre famille élargie dont les habitudes d’éloignement social vous sont inconnues? Y a-t-il des sujets brûlants dont vous préféreriez ne pas aborder? (Cette année, vous n’avez peut-être pas l’énergie nécessaire pour votre débat habituel avec votre oncle sur la politique.)

Si vous avez une idée précise de votre niveau de confort, vous pouvez réduire les risques de céder à la pression exercée par les autres et éviter les conversations animées le jour J. Le thérapeute familial explique : « Lorsque vous savez à l’avance où se situent vos limites, vous avez de meilleures chances de gérer efficacement une situation qui remet en cause ces limites. »

2. Communiquez vos besoins à l’avance

Expliquer votre niveau de confort à vos proches avant une activité des Fêtes peut les aider à mieux savoir à quoi s’en tenir le jour même, dit M. Bilek. Dans de nombreux cas, informer les convives à l’avance peut les empêcher d’interpréter vos limites comme une brusque forme de rejet personnel, explique-t-il.

Vous pourriez le faire en appelant vos parents et amis, en les textant ou en leur écrivant un courriel pour leur dire que vous les aimez profondément et que vous avez hâte de célébrer les Fêtes avec eux dans un environnement qui vous conforte dans votre sentiment de sécurité. Ensuite, expliquez vos limites : vous pourriez indiquer que vous ne donnerez pas de câlins cette année, par exemple. Ou que vous vous réjouissez de voir la famille sur Zoom à la place.

Si vous organisez une rencontre, veillez à ce que tous les invités soient parfaitement informés de tous les détails afin que chacun puisse prendre une décision personnelle éclairée sur la meilleure façon d’aborder la journée. Par exemple, les invités se réuniront-ils à l’intérieur? Le repas sera-t-il servi sous forme de buffet? Quelles sont les « consignes de la maison » concernant les couvre-visages?

L’une des manières de communiquer efficacement ses besoins et limites personnelles est de les formuler comme étant une question de confort personnel, indique M. Bilek. Sachez que vous et certains de vos proches ne serez pas forcément d’accord sur ce qui est « bien » ou « mal » concernant la sécurité entourant la COVID-19.

« Présenter les données scientifiques, les statistiques ou les conseils des professionnels de la santé peut être factuel et objectif, mais cela peut mettre les gens sur l’offensive », explique M. Bilek. « Il sera plus difficile pour la personne qui vous écoute de remettre en question vos préférences personnelles et elle aura moins l’impression que vous lui faites la morale ou que vous lui parlez avec condescendance. »

3. Soyez flexible et ayez un plan B

La pandémie de coronavirus étant ce qu’elle est, les circonstances peuvent changer sans prévenir. M. Bilek explique qu’il pourrait être bénéfique d’être ouvert à l’élaboration d’un plan B si vous êtes confronté à un changement de dernière minute. Par exemple, si vous ou un proche commencez à être malade quelques jours avant un événement prévu ou si les restrictions régionales sur les déplacements se resserrent en réponse à des hausses de cas de COVID-19.

« Un plan B peut contribuer à atténuer votre déception lorsque les choses ne se passent pas comme prévu et vous permettre de vous concentrer sur autre chose », affirme M. Bilek. Cela pourrait prendre la forme d’une rencontre virtuelle pour les proches qui doivent annuler à la dernière minute, d’une projection virtuelle de films de Noël avec parents et amis (conseil : Teleparty permet à plusieurs abonnés de Netflix de diffuser du contenu simultanément à différents endroits) ou d’une séance de chansons de Noël devant la fenêtre d’un cousin en isolement tandis qu’il attend d’obtenir son résultat au test de dépistage de la COVID. Et qui sait? Parfois, une solution de rechange créative peut s’avérer plus amusante que le plan initial. L’idée consiste à rester flexible et ouvert d’esprit.

4. Acceptez ce que vous ne pouvez pas contrôler, y compris l’opinion des autres

Certaines personnes peuvent être contrariées par vos mesures de sécurité, même si vous les avez formulées avec amour. Reconnaître et valider ces réactions émotionnelles peut parfois aider, dit M. Bilek, mais sachez simplement que vous n’avez pas à vous excuser d’avoir donné la priorité à vos besoins. Dites une phrase du genre : « Je vois que tu es blessé que je ne puisse pas prendre part à notre traditionnelle fête grandiose cette année; je suis moi aussi déçu de manquer ça! »

Il faut également tenir compte du fait que les autres peuvent réagir aux limites que nous imposons en raison d’une tristesse ou d’un stress accru attribuable à un sentiment d’isolement, ajoute M. Bilek. En gardant cela à l’esprit, vous contribuerez à ce que les conversations demeurent empathiques. Cependant, nous devrons peut-être accepter que certaines personnes dans notre vie n’approuvent pas nos choix, indique le thérapeute.

Les limites sont un aspect essentiel pour prendre soin de soi, car elles nous aident à établir et à maintenir des relations saines. Accordez-vous le mérite d’avoir nommé et formulé les vôtres. Et n’oubliez pas : ce n’est pas grave si vous n’êtes pas toujours en mesure de satisfaire chaque personne dans votre vie; voilà une leçon précieuse à garder avec soi maintenant et après la pandémie.

Remarque : les recommandations en santé publique concernant la COVID-19 continuent d’évoluer à mesure que les chercheurs en apprennent davantage sur le virus et ses effets. Les renseignements contenus dans le présent article peuvent ne pas refléter les plus récentes lignes directrices. Pour des renseignements à jour au sujet de la COVID-19, visitez le site Web de CDC.

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Katherine Schreiber, M.A., travailleuse sociale qualifiée autorisée, est travailleuse sociale et journaliste pigiste à New York. Elle est l’auteure du livre The Truth About Exercise Addiction: Understanding the Dark Side of Thinspiration. Suivez-la sur Twitter @ktschreib.