La vérité vraie sur cinq grands mythes concernant le diabète

On parle souvent du diabète comme d’une épidémie « silencieuse », mais les conseils erronés sur cette maladie continuent, eux, de faire du bruit.

Un diagnostic de diabète ouvre la porte à un certain nombre de questions, allant de : « Que diable est-ce un A1C? » à « Que puis-je manger maintenant? ». Et malgré des taux de diabète plus élevés que jamais, la désinformation abonde. Aujourd’hui, environ 34 millions d’adultes américains – soit plus d’une personne sur dix – vivent avec le diabète et 7 millions d’autres ne sont peut-être pas diagnostiqués, selon les responsables des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Pourtant, des mythes tels que ceux décrits ci-dessous continuent d’induire les gens en erreur.

Non seulement ces malentendus sont potentiellement dangereux, mais ils peuvent également créer une stigmatisation autour de la maladie – et aucune personne vivant avec le diabète ne devrait avoir à faire face à cela. C’est pourquoi nous avons demandé aux experts de WW de faire la lumière sur certaines des idées fausses les plus courantes sur le diabète. Ce sont des informations importantes que tout le monde devrait connaître, même si vous ne vivez pas avec le diabète.

Rencontrez les experts

  • Angela Goscilo, M. Sc., Dt. P., CDN, directrice de la nutrition à WW
  • Hope Paul, M. Sc., Dt. P., LDN, coach spécialiste en soins et en éducation sur le diabète à WW
Le mythe : le diabète ne touche que les personnes souffrant d’obésité.

La vérité : il est vrai que le surpoids est un facteur de risque de développer un diabète de type 2, mais ce n’est pas le seul. Les antécédents familiaux, les antécédents de maladies cardiaques, l’hypertension artérielle, le taux élevé de cholestérol et l’inactivité physique sont autant de facteurs qui augmentent les risques de développer un diabète. En outre, des facteurs sociaux, tels qu’un accès insuffisant aux soins de santé ou à une alimentation nutritive, peuvent jouer un rôle. C’est pourquoi les populations autochtones et les autres personnes de couleur, ainsi que les personnes à faible revenu, sont plus exposées au risque de diabète de type 2.

Cela dit, une perte de poids de seulement 5 à 10 % du poids corporel peut faciliter la gestion de la glycémie, selon les responsables des CDC. Si vous vivez avec le diabète et que vous cherchez à perdre du poids, le nouveau programme PersoPoints🅪 de WW adapté au diabète vous sera d’une aide précieuse. Créé par les scientifiques de WW spécialisés dans la nutrition et les changements de comportement, de concert avec des experts en diabète, le programme propose aux membres vivant avec un diabète de type 1 ou de type 2 des plans alimentaires entièrement personnalisés établis d’après leur corps, leurs objectifs et leurs aliments préférés qui tiennent compte de leur état de santé.

Le mythe : vous devez éliminer les glucides quand vous êtes diabétique.

La vérité : cette confusion à propos des glucides provient peut-être du fait que les aliments à forte teneur en glucides peuvent faire augmenter plus la glycémie que ceux à faible teneur en glucides. Mais cela ne signifie pas que vous devez dire adieu au pain ou aux autres glucides, comme ceux contenus dans les fruits et les produits laitiers. L’objectif est plutôt de privilégier les sources de glucides riches en fibres et faibles en sucres ajoutés et en gras saturés, comme les légumes non féculents, les grains entiers (comme le pain et les pâtes de blé entier) et les haricots.

Heureusement, WW facilite la sélection. Au lieu de devoir analyser une étiquette nutritionnelle, vous n’avez qu’à regarder la valeur en PersoPoints d’un aliment. Notre algorithme de points analyse toutes les données en tenant compte des fibres et en différenciant les gras non saturés des gras saturés ainsi que les sucres naturels des sucres ajoutés pour vous orienter vers des choix plus sains.

Malgré tout, chacun réagit différemment aux glucides et il est important de surveiller votre glycémie pour vous assurer que des aliments ne vous font pas sortir de la plage recommandée. « Certaines personnes vivant avec le diabète peuvent être en mesure de manger certains types d’aliments sans que cela se répercute sur leur glycémie, mais pour d’autres, ce sera le cas », explique Hope Paul, diététiste agréée et coach spécialiste en soins et en éducation sur le diabète à WW. « Il n’y a pas de recommandation convenant à tout le monde. » Discutez avec votre fournisseur de soins de santé pour savoir quand et comment vérifier votre glycémie.

Le mythe : les personnes diabétiques ne peuvent pas manger d’aliments sucrés.

La vérité : allez-y, commandez un dessert. Si les sucreries peuvent faire augmenter la glycémie plus que d’autres aliments, une quantité modérée de dessert de temps en temps peut malgré tout vous aider à respecter un régime alimentaire sain. Des recherches montrent que les personnes qui renoncent à certains aliments sont plus susceptibles d’éprouver des fringales et d’y succomber que celles qui ne se privent pas.

La clé d’un changement durable étant la facilité d’application de ce changement, l’élimination de groupes d’aliments entiers ou le renoncement à vos sucreries préférées n’est pas viable, explique Angela Goscilo diététiste agréée et experte en nutrition au sein de l’équipe scientifique de WW. Au lieu de vous laisser dévier du bon chemin par une tarte aux pommes fraîchement cuite ou une boîte de biscuits Oreo, prévoyez d’inclure un morceau de tarte ou quelques biscuits dans votre budget PersoPoints. Savourez-les et, comme pour les glucides, surveillez l’incidence de ces aliments sur votre glycémie.

En passant, si vous vous demandez si les personnes diabétiques doivent opter pour des bonbons sans sucre (ou des colorants à café, des confitures et d’autres aliments sans sucre), la réponse est non, dit Mme Paul. « Parfois, les options sans sucre sont en fait des choix moins sains. Ils peuvent être plus riches en matières grasses ou en sodium et avoir une valeur en points plus élevée. »

Le mythe : le prédiabète mène toujours au diabète.

La vérité : les personnes atteintes de diabète de type 2 présentent presque toujours au départ un prédiabète, un état dans lequel le taux de sucre dans le sang est plus élevé que la normale, mais pas suffisamment pour poser un diagnostic de diabète. Mais même si le prédiabète doit être pris au sérieux, il ne conduit pas nécessairement au diabète. Considérez cela comme un signal d’alarme pour changer votre mode de vie.

« La prise de mesures pour bouger davantage et perdre du poids peut réduire considérablement le risque de développer un diabète », affirme Mme Paul. En effet, le National Diabetes Prevention Program des CDC a révélé que les personnes qui perdaient de 5 à 7 % de leur poids corporel et pratiquaient 150 minutes d’activité physique par semaine réduisaient de 58 % leur risque de développer un diabète de type 2.

Le mythe : on ne peut pas inverser le diabète.

La vérité : il n’y a pas de remède au diabète, mais la rémission de la maladie est possible au moyen d’une bonne gestion. Selon un récent groupe d’experts, la rémission est définie comme l’obtention d’une glycémie moyenne inférieure à 6,5 % pendant au moins trois mois après l’arrêt des médicaments contre le diabète. Cela semble simple, n’est-ce pas? Et, pourtant, ça ne l’est pas. Vous pouvez faire tout ce qu’il faut et ne pas obtenir ces résultats. De plus, le fait d’avoir pour objectif la rémission renforce l’idée qu’il faudrait arrêter complètement les médicaments. Le fait de prendre des médicaments n’est pas une punition ou un signe d’échec, dit Mme Paul. « Non seulement les médicaments sont un outil puissant pour aider à contrôler votre glycémie, mais ils peuvent aussi vous aider à vivre une vie de qualité, à être plus actif et à rester en bonne santé le plus longtemps possible. » Et ça, c’est l’objectif véritable.